Le TDPM

Le TDPM, Trouble Dysphorique Prémenstruel en 6 points

Le TDPM, ce qu’il faut savoir  

Une fois par mois, tu te sens irritée à l’extrême, très stressée ? Tu n’arrives plus à travailler normalement ? Tu ne supportes plus ton entourage, tu aimerais juste être seule ? De sombres pensées traversent ton esprit ? Environ 75 % des personnes menstruées ont des règles accompagnées d’un SPM (Syndrome prémenstruel). Cependant, selon le Dr Uriel Halbreich 3 à 8% rencontrent une forme plus sévère : le TDPM. Le Trouble Dysphorique Prémenstruel est plus important et handicapant. Malheureusement, il reste encore trop méconnu en France. De nombreuses personnes en souffrent, sans le savoir. On fait le point.

1. Qu’est-ce que le TDPM ?

Tout d’abord, le SPM. Le Syndrome Prémenstruel est la manifestation de divers symptômes traduisant l’approche prochaines de tes règles. Ils peuvent se présenter sous la forme d’une fatigue importante, de l’agitation, une colère plus intense, etc. 

Le TDPM, dit Trouble Dysphorique prémenstruel, en est une forme plus sérieuse avec en première ligne des symptômes psychologiques et psychiatriques. Il se montre la semaine précédant les règles. Les signes se caractérisent par :

  • sautes d’humeur allant jusqu’à la dépression sévère à chaque nouveau cycle,
  • une irritabilité plus marquée, 
  • une augmentation significative de l’anxiété et/ou de la tension,
  • une perte d’intérêt pour les activités de la vie quotidienne,
  • des changements physiques : des perturbations du sommeil, des variations de l’appétit ( suralimentation ou fringale),une nette baisse d’énergie, une prise de poids ou des sensations de ballonnements, une sensibilisation ou un gonflement des seins, des douleurs articulaires ou musculaires, maux de tête, etc.

Ces divers symptômes, bien plus puissants que ceux du SPM, deviennent très handicapants au quotidien. Au point que les personnes touchées ne peuvent mener leurs activités habituelles calmement. Cela les empêche de vivre normalement pendant quelques jours : études scolaires, travail, maison, sorties, etc.

Ces symptômes disparaissent peu après l’arrivée des règles.

Trouble Dysphorique Prémenstruel
Pensées sombres

2. Les origines de la maladie

Aujourd’hui, les causes sont encore inconnues. Malgré leurs recherches, les scientifiques n’ont aucune certitude quant à l’origine de la maladie. Cependant, de nombreuses hypothèses sont avancées. 

En effet, ces derniers auront pu constater un changement significatif dans les hormones sur la semaine qui précède l’approche des menstruations : les niveaux d’œstrogène et de progestérone baissent. Ceci a pour conséquence de diminuer la quantité de neurotransmetteurs dans le cerveau.  

De plus, après de multiples observations, ils auront pu remarquer que certains aliments aggravent la situation pour celles les consommant : les stimulants (comme la caféine par exemple), les condiments trop salés, et l’alcool.

Les risques sont accrus chez les personnes ayant certaines prédispositions génétiques, ou ayant subi des traumatismes par le passé. L’environnement social dans lequel a évolué la femme joue aussi un rôle important.

3. Comment diagnostiquer un TDPM ?

Ce type de maladie reste compliqué à identifier. Nombreux sont les symptômes s’apparentant à ceux de la bipolarité, ou encore, de la dépression « classique ». Cependant, tu peux essayer de les « traquer » en notant ceux que tu remarques avant leur disparition.

Si tu penses être atteinte de ce trouble, certains spécialistes peuvent t’accueillir et t’aider à les distinguer : 

  • ton médecin,
  • ton gynéco,
  • une infirmière,
  • un psychiatre,
  • un psychologue.

4. Existe-t-il des traitements contre le TDPM ?

Il n’y a pas encore de remède pour soigner le TDPM. Cependant, le corps médical a pu établir quelques solutions dans le but de rendre ce syndrome plus supportable : 

  • adapter le régime alimentaire,
  • pratiquer une activité physique régulière,
  • réaliser diverses séances de relaxation,
  • débuter la prise d’inhibiteur pour capter la sérotonine,
  • dans les cas les plus graves où les méthodes précédentes n’ont eu aucun résultat, il reste l’endocrinologie : avec la libération d’hormones gonadotrophine hypophysaire (GnRH) — attention, ce dernier peut provoquer des effets secondaires comme une exposition au dérèglement de celles-ci,
  • suivre une psychothérapie : afin de mieux comprendre et d’apprendre à vivre avec.

5. Quel peut-être l’impact du TDPM sur ton couple ?

Toutes les déconvenues peuvent générer divers problèmes avec ton conjoint. La variation des hormones entraîne l’apparition de symptômes que tu ne peux pas contenir et te rend la vie impossible. 

Tout d’abord, garde à l’esprit que tu n’y es pour rien. C’est un phénomène biologique sur lequel tu n’as aucun contrôle. Tu ne dois donc pas culpabiliser. C’est une période éphémère durant laquelle vous allez devoir faire preuve de patience et de souplesse. 

Du moment que tu sais que tu es atteinte du TDPM, tu peux t’installer avec ta moitié et aborder le sujet avec lui, ou elle. 

Explique-lui la situation et faites un point. Il, ou elle, pourra te soutenir et te faciliter certaines tâches au quotidien. Vous pourriez mettre en place un code pour les moments où tu as besoin d’être seule, où tu sens ton humeur tendre vers la colère ou la déprime.

La communication reste primordiale dans ces moments difficiles. N’hésite pas à parler dès que tu en ressens la nécessité.

6. Les astuces et conseils de Bien Lunées pour mieux vivre le TDPM 

Malgré le fait que le corps médical ait des difficultés à cibler cette pathologie, les personnes touchées ayant bien voulu en témoigner ont quelques astuces afin de mieux le vivre. 

Tu pourrais par exemple : 

  • noter dans un carnet les symptômes que tu constates avec la date
  • indiquer les premières heures de tes règles sur un calendrier,
  • tenter une médecine alternative, comme la naturopathie.
  • tenir un journal de bord, de tes impressions, de tes sentiments, des manifestations,
  • la méditation ou la relaxation,
  • le yoga, 
  • etc.

Les astuces citées ci-dessus te ramènerons une certaine paix intérieure en organisant et en anticipant cette période difficile. Par les repères temporels, tu pourras prévenir l’arrivée des premiers signaux. Par l’intermédiaire des disciplines mentionnées, tu apprendras à mieux contrôler les variations hormonales à travers des exercices de respiration ou encore pratiquer une détente totale, pour une meilleure gestion de tes émotions.

Le fait de cibler et encadrer cette maladie te permettra d’être plus sereine. Anticiper ces déconvenues pourra améliorer ton rythme de vie.

Parce que la santé est ce que tu as de plus précieux, il est important d’en prendre soin. À travers ces différentes informations, tu pourras faire le nécessaire pour prendre le TDPM en main. Te reconnais-tu ? Attention à ne pas le confondre avec le SPM dont les symptômes sont moins intenses. Même s’ils n’en sont pas moins problématiques. Si le diagnostic médical reste compliqué, tu as la possibilité de l’identifier grâce aux méthodes et signaux proposés. Malgré le fait qu’il n’existe pas de remède à l’heure actuelle, différents procédés ont été créés dans le but de mieux le vivre. 

Te reconnais-tu ? Si tu subis le TDPM, comment le gères-tu ?

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